ACCUEILACTURETRAITEEMPLOISANTEDROITSFINANCESENVIRONNEMENTLOISIRSPRATIQUE
JEUX
JOUEZ ET TESTEZ-VOUS
JARDINAGE
GOLF
CUISINE
RANDO
RANDONNEE PEDESTRE
RANDONNEE EQUESTRE
LA MARCHE NORDIQUE
CULTURE
LITTERATURE
CINEMA
THEATRE
EXPOSITIONS - MUSEES
MUSIQUE
FORUM LOISIRS
Littérature



Fritz Lang au travail


L'ouvrage de référence sur le cinéaste allemand Fritz Lang (1890-1976), par Bernard Eisenschitz, éminent critique et historien de cinéma. Une étude complète et richement illustrée de l'oeuvre du réalisateur, organisée de manière chronologique, des premiers films expressionnistes allemands aux derniers films noirs américains. Quatre focus mettent l'accent sur un aspect d'un film, un thème ou un genre. Explore tous les chefs-d?oeuvre de Lang, dont Metropolis (1927), M le Maudit (1931), Règlement de comptes (1953) et La Cinquième Victime (1956). Une iconographie exceptionnelle, provenant des archives de Lang à travers le monde : photographies de plateaux, de tournages, affiches, storyboards, dessins et scripts annotés, dont certains inédits. La publication de l'ouvrage coïncidera avec l exposition Metropolis de la Cinémathèque française (le 17 octobre 2011), accompagnée d'une rétrospective de Lang. Bernard Eisenschitz est historien du cinéma et traducteur de films et de livres. Rédacteur en chef de la revue Cinéma de 2001 à 2007, il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Fritz Lang la mise en scène (dir., 1993), Gels et Dégels : une autre histoire du cinéma soviétique, 1926-1968 (dir., 2000), Le Cinéma allemand (1999, 2008).

Paris, portrait of a city


Bâtie sur deux mille ans d'histoire, la ville de Paris vit depuis maintenant plus de deux cents ans une histoire d'amour avec la photographie. C'est sur les berges de la Seine que Niepce et Daguerre donnèrent officiellement naissance à cette nouvelle forme artistique qui s'est sans cesse épanouie depuis, développant ses codes propres et devenant ainsi un nouvel outil de connaissance. Paris, Portrait of a City nous guide au fil des rues de celle que Goethe décrivait comme "une cité universelle où chaque pas fait sur un pont ou sur une place fait surgir un passé glorieux, où chaque coin de rue recèle un fragment de l'Histoire". Cette histoire est ici racontée en images, depuis les premiers clichés de Daguerre aux photographies les plus récentes. Paris peut en effet s'enorgueillir d'être la seule ville au monde dont les archives recensent presque en intégralité plus d'un siècle et demi de transformations. Ce panorama exhaustif de plus de 600 pages et autant de clichés fait de Paris, Portrait of a City un ouvrage unique. Ce livre mêle le passé et le présent, les monuments comme les bâtiments plus modestes, les objets et les gens. Grâce à des photos prises par les photographes les plus illustres - Daguerre, Marville, Atget, Lartigue, Brassaï, Kertész, Ronis, Doisneau, Cartier-Bresson et bien d'autres - mais aussi par de nombreux amateurs anonymes, ces pages montrent les péripéties d'une comédie humaine à l'échelle de l'histoire. Ces images visent à saisir un peu de cette atmosphère parisienne, de cette poésie particulière propre aux pierres et aux habitants d'une ville en évolution constante, et qui a inspiré un nombre incalculable d'écrivains et d'artistes au fil du temps. Paris, Portrait of a City est un recueil passionnant d'images anciennes et contemporaines, une étude détaillée et unique qui n'est ni plus ni moins qu'une sorte d'album de famille de la vie parisienne. C'est en effet aux habitants et aux amoureux de cette ville majeure que s'adresse ce témoignage vibrant, tendre et affectionné.

Les raisons de mon crime


Marianne, la narratrice, reçoit le coup de fil de sa cousine Martine, avec qui elle a eu dans son enfance une relation violente et passionnée et qu'elle a complètement perdue de vue. Aussitôt, Marianne éprouve le désir d'écrire un livre sur Martine. Devenue alcoolique, elle vit à Fontainebleau avec un mari lui aussi alcoolique, Lucien. Elle vote pour le Front national, a une fille qu'elle déteste et appelle « la Chiasse ». Martine, plus âgée que Marianne de quelques années, exerçait jadis sur sa cousine une fascination dont elle savait user. Peu à peu, au fil des visites à Fontainebleau, Marianne se sent à nouveau possédée par Martine, qui a accepté l'idée d'un livre sur sa vie mais entend en diriger la rédaction. Elle raconte à Marianne l'histoire de sa grand-mère et surtout de sa mère, Biquette, qui a enterré sept amants… Marianne, à la fois choquée, bouleversée et fascinée par la façon de penser et d'être de Martine et Lucien, se sent irrépressiblement attirée par cette femme qui se livre brutalement à elle et qui la manipule. Elle se met à boire comme eux, résiste difficilement à cette attraction vertigineuse. « Je suis déchirée, Martine me déchire, et elle est forte au point qu'elle me fait douter de qui je suis vraiment. Je n'ai ressenti cet effondrement devant aucun autre être. Ma cousine m'empoisonne, me guette et me surprend. Le même sang coule dans nos veines, le même poison, la même saloperie d'exister. » « Ecrire », explique un jour Marianne à sa fille dans une tentative de définir son travail d'écrivain, « c'est inventer ce qui existe ». Nous sommes, comme souvent chez Nathalie Kuperman, à la lisière entre la fiction et l'autobiographie. Il faut dire que les personnages ici décrits, Martine et sa mère, sont impressionnants de brutalité, presque de sauvagerie, et pourtant touchants par leur franchise, leurs blessures. Un livre fort, qui dérange et intrigue.

Claustria


Platon, le mythe de la caverne. Des prisonniers qui ne verront jamais de la réalité que des ombres d'humains projetées sur la paroi de la grotte où ils sont enchaînés. Dans le souterrain les enfants n'ont vu de l'extérieur que les images tombées du ciel qui leur parvenaient par le câble de l'antenne. Le mythe a traversé vingt-quatre siècles avant de s'incarner dans cette petite ville d'Autriche avec la complicité d'un ingénieur en béton et celle involontaire de l'Écossais John Baird qui inventa le premier téléviseur en 1926.Régis Jauffret

La chair du temps


« Le 11 mars 2011, lorsque je suis revenue dans ma maison des champs, j?ai découvert que des cambrioleurs étaient passés et qu?ils avaient emporté deux grandes malles dans lesquelles j?avais rangé tout mon passé : plusieurs décennies de journaux intimes, vingt ans de carnets de travail, toutes mes photos et ma correspondance. En somme, situation sans exemple en temps de paix, je venais de perdre la totalité de ma mémoire. Étrange deuil à traverser : j?étais celle qui avait perdu son bien le plus précieux et, en même temps, ce qui était perdu était? moi-même. Face à dépouillement si radical, à tristesse si atroce, le soir de ma découverte j?ai commencé à tenir le journal de ma perte pour essayer de l?assimiler. Qu?est-ce donc que la mémoire ? Et l?oubli ? Pourquoi être si attachée à des journaux intimes ? Qu?est-ce que j?avais perdu en perdant toutes les lettres d?amour ? Qu?est-ce que le présent ? Etc. Chaque fois la réponse tenait à la nature de cette sorte d?écrits : liés au vivant, à l?individu, au singulier, ils sont comme la chair du temps, périssables et pour cela même infiniment précieux. Il fallait résister à la mélancolie. Je lui ai opposé le désir du livre. Belinda Cannone

Notre nuit tombée


En rentrant chez lui un soir, Marc Chalgrin trouve son appartement désert. Liv, sa femme, a disparu. Inexplicablement. L'a-t-elle quitté ? Lui est-il arrivé malheur ? Les jours passent. Liv ne revient pas. Dans les pièces gagnées par l'obscurité, Marc dérive. Il s'isole, abandonne son travail. L'absence résonne en lui jusqu'au vertige. Il soupçonne son meilleur ami. Frôle une passante dont la silhouette, si proche de celle sa femme, le trouble. Scrute les petites annonces, comme si elles recelaient de mystérieux signaux : Paris devient un jeu de fausses pistes, une ville tout entière hantée par la disparue. Pour se convaincre qu'il n'a pas rêvé sa femme, Marc ressuscite ses plus chers souvenirs, mais Liv s'y dilue peu à peu. Le doute s'installe et cet envoûtement par le vide nous gagne par petites touches, dans un crescendo virtuose… jusqu'au dérèglement final. Dans une langue très inventive, Notre nuit tombée nous parle de cette sourde proximité entre la folie et le visage le plus quotidien de l'amour.

Enjoy


Charles Valérien est un jeune homme d'aujourd'hui. Il a hérité à vingt-quatre ans l'appartement de sa marraine à Passy. A décroché son premier emploi. S'est acheté des meubles sur Internet. S'est filmé en train de poser son parquet. Un beau début dans la vie, une vie qui n'a cependant de valeur que dans le virtuel. Pour lui comme pour ceux qu'il fréquente, c'est sur ShowYou, le réseau social le plus fréquenté au monde, qu'on s'exprime, qu'on existe et qu'on se montre sous son meilleur jour. Mieux, qu'on gagne le respect de ses supérieurs hiérarchiques. Il rencontre au même moment Anne-Laure, dite « Al », étudiante à la Sorbonne, et les membres farfelus de son groupe de rock. Aucun d'entre eux ne possède de compte utilisateur sur ShowYou. Un monde existerait donc, en dehors d'Internet. C'est de ce monde, en plus d'Anne-Laure, dont le narrateur tombe amoureux. Un danseur androgyne, une blogueuse en colère, une vieille dame asociale et un écrivain obèse, miroir déformé du jeune homme dans sa solitude, animent également cette fable contemporaine où le divertissement à tout prix n'a pas raison de l'ennui, où celui qui assiste à la vie des autres ne domine pas forcément la sienne, où l'ennemi n'est pas celui qu'on croit.Enjoy est une peinture de la « Génération Y », la net generation, jamais loin de ses écrans de contrôle, mais qui le perd, sincère à défaut d'être cynique, en proie au désoeuvrement dans l'enfer du voyeurisme.

http://www.evene.fr/rss/livres_jour.xml



Fritz Lang au travail


L'ouvrage de référence sur le cinéaste allemand Fritz Lang (1890-1976), par Bernard Eisenschitz, éminent critique et historien de cinéma. Une étude complète et richement illustrée de l'oeuvre du réalisateur, organisée de manière chronologique, des premiers films expressionnistes allemands aux derniers films noirs américains. Quatre focus mettent l'accent sur un aspect d'un film, un thème ou un genre. Explore tous les chefs-d?oeuvre de Lang, dont Metropolis (1927), M le Maudit (1931), Règlement de comptes (1953) et La Cinquième Victime (1956). Une iconographie exceptionnelle, provenant des archives de Lang à travers le monde : photographies de plateaux, de tournages, affiches, storyboards, dessins et scripts annotés, dont certains inédits. La publication de l'ouvrage coïncidera avec l exposition Metropolis de la Cinémathèque française (le 17 octobre 2011), accompagnée d'une rétrospective de Lang. Bernard Eisenschitz est historien du cinéma et traducteur de films et de livres. Rédacteur en chef de la revue Cinéma de 2001 à 2007, il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Fritz Lang la mise en scène (dir., 1993), Gels et Dégels : une autre histoire du cinéma soviétique, 1926-1968 (dir., 2000), Le Cinéma allemand (1999, 2008).

Paris, portrait of a city


Bâtie sur deux mille ans d'histoire, la ville de Paris vit depuis maintenant plus de deux cents ans une histoire d'amour avec la photographie. C'est sur les berges de la Seine que Niepce et Daguerre donnèrent officiellement naissance à cette nouvelle forme artistique qui s'est sans cesse épanouie depuis, développant ses codes propres et devenant ainsi un nouvel outil de connaissance. Paris, Portrait of a City nous guide au fil des rues de celle que Goethe décrivait comme "une cité universelle où chaque pas fait sur un pont ou sur une place fait surgir un passé glorieux, où chaque coin de rue recèle un fragment de l'Histoire". Cette histoire est ici racontée en images, depuis les premiers clichés de Daguerre aux photographies les plus récentes. Paris peut en effet s'enorgueillir d'être la seule ville au monde dont les archives recensent presque en intégralité plus d'un siècle et demi de transformations. Ce panorama exhaustif de plus de 600 pages et autant de clichés fait de Paris, Portrait of a City un ouvrage unique. Ce livre mêle le passé et le présent, les monuments comme les bâtiments plus modestes, les objets et les gens. Grâce à des photos prises par les photographes les plus illustres - Daguerre, Marville, Atget, Lartigue, Brassaï, Kertész, Ronis, Doisneau, Cartier-Bresson et bien d'autres - mais aussi par de nombreux amateurs anonymes, ces pages montrent les péripéties d'une comédie humaine à l'échelle de l'histoire. Ces images visent à saisir un peu de cette atmosphère parisienne, de cette poésie particulière propre aux pierres et aux habitants d'une ville en évolution constante, et qui a inspiré un nombre incalculable d'écrivains et d'artistes au fil du temps. Paris, Portrait of a City est un recueil passionnant d'images anciennes et contemporaines, une étude détaillée et unique qui n'est ni plus ni moins qu'une sorte d'album de famille de la vie parisienne. C'est en effet aux habitants et aux amoureux de cette ville majeure que s'adresse ce témoignage vibrant, tendre et affectionné.

Les raisons de mon crime


Marianne, la narratrice, reçoit le coup de fil de sa cousine Martine, avec qui elle a eu dans son enfance une relation violente et passionnée et qu'elle a complètement perdue de vue. Aussitôt, Marianne éprouve le désir d'écrire un livre sur Martine. Devenue alcoolique, elle vit à Fontainebleau avec un mari lui aussi alcoolique, Lucien. Elle vote pour le Front national, a une fille qu'elle déteste et appelle « la Chiasse ». Martine, plus âgée que Marianne de quelques années, exerçait jadis sur sa cousine une fascination dont elle savait user. Peu à peu, au fil des visites à Fontainebleau, Marianne se sent à nouveau possédée par Martine, qui a accepté l'idée d'un livre sur sa vie mais entend en diriger la rédaction. Elle raconte à Marianne l'histoire de sa grand-mère et surtout de sa mère, Biquette, qui a enterré sept amants… Marianne, à la fois choquée, bouleversée et fascinée par la façon de penser et d'être de Martine et Lucien, se sent irrépressiblement attirée par cette femme qui se livre brutalement à elle et qui la manipule. Elle se met à boire comme eux, résiste difficilement à cette attraction vertigineuse. « Je suis déchirée, Martine me déchire, et elle est forte au point qu'elle me fait douter de qui je suis vraiment. Je n'ai ressenti cet effondrement devant aucun autre être. Ma cousine m'empoisonne, me guette et me surprend. Le même sang coule dans nos veines, le même poison, la même saloperie d'exister. » « Ecrire », explique un jour Marianne à sa fille dans une tentative de définir son travail d'écrivain, « c'est inventer ce qui existe ». Nous sommes, comme souvent chez Nathalie Kuperman, à la lisière entre la fiction et l'autobiographie. Il faut dire que les personnages ici décrits, Martine et sa mère, sont impressionnants de brutalité, presque de sauvagerie, et pourtant touchants par leur franchise, leurs blessures. Un livre fort, qui dérange et intrigue.

Claustria


Platon, le mythe de la caverne. Des prisonniers qui ne verront jamais de la réalité que des ombres d'humains projetées sur la paroi de la grotte où ils sont enchaînés. Dans le souterrain les enfants n'ont vu de l'extérieur que les images tombées du ciel qui leur parvenaient par le câble de l'antenne. Le mythe a traversé vingt-quatre siècles avant de s'incarner dans cette petite ville d'Autriche avec la complicité d'un ingénieur en béton et celle involontaire de l'Écossais John Baird qui inventa le premier téléviseur en 1926.Régis Jauffret

La chair du temps


« Le 11 mars 2011, lorsque je suis revenue dans ma maison des champs, j?ai découvert que des cambrioleurs étaient passés et qu?ils avaient emporté deux grandes malles dans lesquelles j?avais rangé tout mon passé : plusieurs décennies de journaux intimes, vingt ans de carnets de travail, toutes mes photos et ma correspondance. En somme, situation sans exemple en temps de paix, je venais de perdre la totalité de ma mémoire. Étrange deuil à traverser : j?étais celle qui avait perdu son bien le plus précieux et, en même temps, ce qui était perdu était? moi-même. Face à dépouillement si radical, à tristesse si atroce, le soir de ma découverte j?ai commencé à tenir le journal de ma perte pour essayer de l?assimiler. Qu?est-ce donc que la mémoire ? Et l?oubli ? Pourquoi être si attachée à des journaux intimes ? Qu?est-ce que j?avais perdu en perdant toutes les lettres d?amour ? Qu?est-ce que le présent ? Etc. Chaque fois la réponse tenait à la nature de cette sorte d?écrits : liés au vivant, à l?individu, au singulier, ils sont comme la chair du temps, périssables et pour cela même infiniment précieux. Il fallait résister à la mélancolie. Je lui ai opposé le désir du livre. Belinda Cannone

Notre nuit tombée


En rentrant chez lui un soir, Marc Chalgrin trouve son appartement désert. Liv, sa femme, a disparu. Inexplicablement. L'a-t-elle quitté ? Lui est-il arrivé malheur ? Les jours passent. Liv ne revient pas. Dans les pièces gagnées par l'obscurité, Marc dérive. Il s'isole, abandonne son travail. L'absence résonne en lui jusqu'au vertige. Il soupçonne son meilleur ami. Frôle une passante dont la silhouette, si proche de celle sa femme, le trouble. Scrute les petites annonces, comme si elles recelaient de mystérieux signaux : Paris devient un jeu de fausses pistes, une ville tout entière hantée par la disparue. Pour se convaincre qu'il n'a pas rêvé sa femme, Marc ressuscite ses plus chers souvenirs, mais Liv s'y dilue peu à peu. Le doute s'installe et cet envoûtement par le vide nous gagne par petites touches, dans un crescendo virtuose… jusqu'au dérèglement final. Dans une langue très inventive, Notre nuit tombée nous parle de cette sourde proximité entre la folie et le visage le plus quotidien de l'amour.

Enjoy


Charles Valérien est un jeune homme d'aujourd'hui. Il a hérité à vingt-quatre ans l'appartement de sa marraine à Passy. A décroché son premier emploi. S'est acheté des meubles sur Internet. S'est filmé en train de poser son parquet. Un beau début dans la vie, une vie qui n'a cependant de valeur que dans le virtuel. Pour lui comme pour ceux qu'il fréquente, c'est sur ShowYou, le réseau social le plus fréquenté au monde, qu'on s'exprime, qu'on existe et qu'on se montre sous son meilleur jour. Mieux, qu'on gagne le respect de ses supérieurs hiérarchiques. Il rencontre au même moment Anne-Laure, dite « Al », étudiante à la Sorbonne, et les membres farfelus de son groupe de rock. Aucun d'entre eux ne possède de compte utilisateur sur ShowYou. Un monde existerait donc, en dehors d'Internet. C'est de ce monde, en plus d'Anne-Laure, dont le narrateur tombe amoureux. Un danseur androgyne, une blogueuse en colère, une vieille dame asociale et un écrivain obèse, miroir déformé du jeune homme dans sa solitude, animent également cette fable contemporaine où le divertissement à tout prix n'a pas raison de l'ennui, où celui qui assiste à la vie des autres ne domine pas forcément la sienne, où l'ennemi n'est pas celui qu'on croit.Enjoy est une peinture de la « Génération Y », la net generation, jamais loin de ses écrans de contrôle, mais qui le perd, sincère à défaut d'être cynique, en proie au désoeuvrement dans l'enfer du voyeurisme.

http://www.evene.fr/rss/actu_livres.xml



Recommander cette page


Votre avis...©2010 Mentions légalesPlan du site